Quand on pense aux fruits, on imagine souvent le soleil du Sud, des vergers de la Drôme ou de la Provence, voir des fruits exotiques venus d’ailleurs. Pourtant, l’Île-de-France est aussi une terre de fruits. Pommes, poires, prunes, fraises, cerises… ils poussent tout près de chez nous, parfois à quelques kilomètres seulement.
Alors pourquoi avoir fait le choix, chez Les Toupins, de travailler des fruits d’Île-de-France ? Quel est l’intérêt d’un tel approvisionnement et quelles en sont les contraintes ? Explications.
Parce que les fruits poussent aussi ici
A rebours d’un imaginaire qui associe uniquement la région au béton, l’Île-de-France est l’une des premières régions agricoles de France. Si elle est surtout connue pour ses céréales, elle compte aussi des arboriculteurs et maraîchers engagés, souvent à taille humaine, qui cultivent des fruits de grande qualité.
Ces productions locales existent, mais elles sont parfois peu visibles ou mal valorisées, notamment lorsque les fruits sont hors calibre, trop mûrs ou produits en surplus. Ces fruits subissent aussi la concurrence de fruits français et étrangers, souvent moins chers. Pourtant, leur goût et leurs qualités nutritionnelles sont intactes.
Un choix de soutien à l’agriculture locale
Choisir des fruits franciliens, c’est faire le choix de soutenir une agriculture de proximité, souvent à taille humaine. C’est contribuer à maintenir des savoir-faire locaux et à renforcer des filières alimentaires plus résilientes à petite échelle.
C’est aussi accepter de travailler avec des volumes parfois plus modestes, des aléas climatiques plus visibles, et une grande variabilité d’une saison à l’autre. Mais c’est précisément cette relation directe au territoire qui donne du sens à notre démarche. Parce que derrière chaque fruit que nous transformons, il y a des hommes et des femmes, un verger, une saison, un savoir-faire.
Un impact environnemental plus cohérent
Travailler des fruits cultivés près de chez nous permet de limiter les transports, de réduire l’empreinte carbone et de favoriser des circuits courts.
Cela ne signifie pas que tout est parfait ou simple, mais c’est une manière concrète de réduire la distance entre le champ et l’assiette, et de mieux maîtriser l’impact environnemental de notre alimentation.
Transformer pour valoriser et éviter le gaspillage
Tous les fruits ne trouvent pas toujours leur place sur les étals. Certains sont écartés pour des raisons de calibre, d’esthétique ou de surplus de production. Pourtant, leur goût et leurs qualités nutritionnelles restent intactes.
La transformation permet de leur offrir une seconde vie. En purées de fruits, ces productions locales deviennent accessibles plus longtemps, tout en respectant la saisonnalité et le goût du fruit.
Les contraintes d’un approvisionnement local
Travailler des fruits d’Île-de-France, c’est aussi accepter certaines contraintes. La saisonnalité est forte, les volumes peuvent être irréguliers, et les coûts parfois plus élevés que ceux de filières longues standardisées. Cela demande de l’anticipation, de l’adaptation et parfois de renoncer à certains fruits hors saison. Chez Les Toupins, ces contraintes ne sont pas perçues comme des freins, mais comme le reflet d’un choix assumé : celui de s’adapter au vivant plutôt que de le contraindre.
Une conviction avant tout
Au-delà des arguments économiques ou environnementaux, travailler des fruits d’Île-de-France est avant tout une conviction profonde. Celle qu’une alimentation plus locale, plus juste et plus respectueuse est possible, ici et maintenant.
Chez Les Toupins, nous croyons que le bon sens commence souvent par regarder autour de soi, et par faire avec ce que le territoire nous offre.
Danielle Valdenaire
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